lundi 21 mars 2011

Sarkozy ou "l'Eclat" d'un héros

On a des raisons d‘apprécier l’engagement militaire de la France en Lybie. Elle s’est rangée du côté de la liberté, du côté des révolutionnaires libyens. L’exemple des voisins tunisiens et égyptiens avait galvanisé. On a cru possible le départ de l’autocrate dictateur. Mais c’était sans compter avec l’ultime instinct de survie d’un despote mis dos au mur. La Grande Nation, en héros sauveur, à la tête d’une escorte internationale, a volé au secours d’une insurrection armée qui peinait face à la hargne du guide Kadhafi savourant déjà la répression sanglante de ces dérigés ingrats et rebelles. Chose rare : Sarkozy est applaudie par une grande majorité d’arabes ! Victoire politique et diplomatique….

Ou plutôt éclats politiques et diplomatiques : l’éclat éblouit et rend l’essentiel invisible aux yeux. Ostensible retournement de veste que cette volte-face incongrue contre un pouvoir dont on profita, hier encore, des largesses, en menu monnaie et en or noir, à l’exemple des voisins tunisien et égyptien ! Embellissement amateur de l’image d’une politique d’intérêts qui tente de freiner une chute vertigineuse vers l’abime de la honte.

Mais restons optimiste. Le paraitre de l’éclat peut contaminer son être. L’embellissement amateur peut devenir œuvre d’art. On appréciera vraiment la politique et la diplomatie française lorsque l’éclat libyen traversera le Sahara, vers ces silencieux endroits où elle laisse opprimer et tuer. On l’appréciera lorsque, avec moins d’éclat et de violence, elle placera la vie humaine en ces contrées perdues, au dessus d’intérêts bassement matérielles.

MNR

mardi 20 juillet 2010

"La vraie vie est ailleurs, mais nous sommes au monde"(Emmanuel Levinas). Et si nous faisions du monde notre ailleurs?
Tu veux rester à la page? Découvre le beau dans le nouveau.
L'autre tel qu'il est: Une richesse infinie. L'autre tel que je veux qu'il soit: Un appauvrissement infini.
Les limites de mon langage sont les limites de mon monde
Nouvelle langue, gain d'une nouvelle perspective, d'une nouvelle vision du monde.

mercredi 25 novembre 2009

Aristide, un mois déjà


Voici déja un mois exactement que tu t'en ai allé.
Puisses-tu contempler sans fin la face de Celui que tu
as voulu servir et prier pour nous!

Pour toi ce poème, en hommage.


Aristide Kouladoumnge,sj. ou l’enthousiasme pour servir

Effacé et simple il m’apparaissait,
Joyeux, profondément joyeux il l’était.
Comme cela se percevait dans son regard
Et dans sa manière de traiter l’autre avec égard.

Attentif et attentionné il m’apparaissait,
Toujours et déjà prêt pour servir il l’était.
S’enquérir des nouvelles du prochain
Etre toujours prêt à tendre la main,

C’est Aristide.

N’était-ce pas un buisson ardent
Mais tout intérieur que nous cotôyions?
N’était-ce pas le reflet du désir brûlant
Du service sous l’Etendard divin que nous voyions?

Le Maître est passé, à l’improviste,
Sur le chemin de Jéricho-Bangui
Et l’a appelé, à l’improviste
vers la Lumière de grace inouie.

Aristide,

Que ne pouvais-je sentir avec toi,
Moi si loin mais si proche de toi,
Dans ce siècle de la victoire sur la distance,
Dans la joie du partage fraternel et amical,
La marque toute tienne de l’enthousiasme au service,
A l’aube de ta seconde année de régence
Que tu clôtureras dans la Compagnie céleste!

Puisse cet enthousiasme être de là-haut
Ta prière pour nous ici bas
Qui languissons après le Maître
A qui désormais tu es uni.

Rodrigue Naortangar, sj