mardi 20 juillet 2010
mercredi 25 novembre 2009
Aristide, un mois déjà

Voici déja un mois exactement que tu t'en ai allé.
Puisses-tu contempler sans fin la face de Celui que tu
as voulu servir et prier pour nous!
Pour toi ce poème, en hommage.
Aristide Kouladoumnge,sj. ou l’enthousiasme pour servir
Effacé et simple il m’apparaissait,
Joyeux, profondément joyeux il l’était.
Comme cela se percevait dans son regard
Et dans sa manière de traiter l’autre avec égard.
Attentif et attentionné il m’apparaissait,
Toujours et déjà prêt pour servir il l’était.
S’enquérir des nouvelles du prochain
Etre toujours prêt à tendre la main,
C’est Aristide.
N’était-ce pas un buisson ardent
Mais tout intérieur que nous cotôyions?
N’était-ce pas le reflet du désir brûlant
Du service sous l’Etendard divin que nous voyions?
Le Maître est passé, à l’improviste,
Sur le chemin de Jéricho-Bangui
Et l’a appelé, à l’improviste
vers la Lumière de grace inouie.
Aristide,
Que ne pouvais-je sentir avec toi,
Moi si loin mais si proche de toi,
Dans ce siècle de la victoire sur la distance,
Dans la joie du partage fraternel et amical,
La marque toute tienne de l’enthousiasme au service,
A l’aube de ta seconde année de régence
Que tu clôtureras dans la Compagnie céleste!
Puisse cet enthousiasme être de là-haut
Ta prière pour nous ici bas
Qui languissons après le Maître
A qui désormais tu es uni.
Rodrigue Naortangar, sj
lundi 21 septembre 2009
Herzlich Willkommen!
lundi 22 juin 2009
jeudi 18 juin 2009
Hommage à Aimé Césaire

Il s’en est allé au Panthéon des ancêtres !
Il s’en est allé, le frêle et petit homme
Il s’en est allé, le géant de la cause nègre
Celui, qui comme King, avait séduit le public méprisé
Le public des Noirs
Par delà les langues et les frontières de l’autre.
Il s’en est allé vers le pays des ancêtres
Ceux qui ne sont jamais morts
Ceux qui sont les modèles
D’un présent, aujourd’hui aux abois
Mais qui s’éveille.
Il s’en est allé, non point en abandon
Mais pour rejoindre le Panthéon
De ceux qui crient : « en avant nègre fier
En avant, toi qui fonda la civilisation ».
Il s’en est allé, mais pour revenir
Dans l’enfant qui vagit
Dans son regard qui pétille
Espérance d’une aube nouvelle.
Il s’en est allé, l’honneur des îles noires
Des îles sans noms, mais se sachant de l’est
Du continent sombre
Pourtant continent d’où l’aube de l’homme se leva
Terre des damnés d’où l’aube se lèvera.
Il s’en est allé, le rescapé de la négritude,
Il s’en est allé, le maître de la parole et des mots,
Il s’en est allé, mais il est toujours là
Dans le feu ardent du cœur « mélanocolore » et « mélanodore »
Il sera toujours là notre ancêtre Césaire.
Naortangar Rodrigue
Abidjan